Bilan de la première édition du Forum de Beyrouth

arcenciel a organisé le premier forum beyrouthin de l’entrepreneuriat social en collaboration avec Beyond Reform and Development et l’ Université Saint Joseph de Beyrouth, dans la continuité et en partenariat avec le IVème forum rhônalpin des microfinances et de l'entrepreneuriat social qui a eu lieu à Lyon en Janvier.



L’évènement s'est tenu le 15 mars 2012, de 15h à 20h sur le campus des Sciences Médicales de l’USJ, rue de Damas. Une centaine de personnes est venue participer, principalement des acteurs professionnels ayant un intérêt pour l’entrepreneuriat social. La responsable de la Région PACA, l’UNDP, l’USAID, le ministère des affaires sociales, l’UNRWA, Handicap International, l’université américaine, Commercial Insurance, Bank Audi, Leo Burnett… ont fait partie des nombreux acteurs présents ce jour là.

Le forum a débuté par un panel sur l’entrepreneuriat social : un nouveau modèle économique pour un changement social, constitué de 4 panelists :

Gilbert Doumit, cofondateur et directeur de Beyond Reform and Development, a présenté au public le concept d’entrepreneuriat social dans le monde d’aujourd’hui, et plus particulièrement en lien avec le contexte libanais. Pierre Issa a pris la suite en exposant le cas pratique d’arcenciel : l'organisation a toujours fonctionné comme une entreprise sociale, sans le savoir, avant que le concept lui-même ne se structure. Le Docteur Khater Abi Habib a ensuite expliqué l’histoire de Kafalat, qui s’est seul préoccupé des habitants des villages des montagnes laissés à eux-mêmes après la guerre civile. En offrant des garanties financières, il a permis à ces artisans, agriculteurs, commerçants de développer leur business  pour les aider à se sortir de leur misère. Cette session c’est clôturé par l’intervention skype de Georges Khalaf qui travaille aux Etats Unis pour Synergos. Il a abordé l’importance des réseaux et de la place de l’innovation dans l’entrepreneuriat social.
Après une courte pause, les participants se sont répartis dans 4 ateliers. Chaque atelier comportait environ 25 participants pour 3 à 4 intervenants et un modérateur.


1.    Workshop 1 : Définition et critères de l’entrepreneuriat social
Cet atelier avait pour but d’établir une définition de l’entrepreneuriat social adaptée au contexte libanais. Pour cela, 4 entrepreneurs socials témoignaient de leur expérience et des critères qu’ils ont chacuns adoptés : 2b designSouk el Tayeb, Responsible Mobilities.

2.    Workshop 2 : Financement d’une entreprise sociale
Grâce à des professionnels du milieu qu’était KafalatADR et PlaNet Finance, cet atelier devait explorer les défis financiers des entreprises sociales, expliquer comment attirer les investissements.

3.    Workshop 3 : Environnement légal et juridique
En combinant un expert spécialiste en fiscalité comme Antoine Chenaihi, un acteur du domaine public qu’était le Maire de la municipalité de Ghbaleh Najib Zwein et un entrepreneur sociaux, Joe Souhaid, directeur de l’IRAP, cet atelier visait à discuter des défis fiscaux et juridiques qu’une entreprise sociale peut rencontrer tout en essayant de trouver des solutions.

4.    Workshop 4 : Favoriser l’innovation dans l’entrepreneuriat social
Promouvoir l’innovation dans les actions sociales était l’objectif de cet atelier. Lebanon for Economy et Little Engineer ont chacun, dans leur domaine, fait preuve d’innovation alors que Berytech, incubateur de projet, est la pour accompagner les porteurs de projets à être innovants.

Chaque atelier était dynamique et interactif. De nombreux échanges ont eu lieu et des idées intéressantes ont émergé.
Suite à ces ateliers, nous avons de nouveaux réunis l’ensemble des participants pour une « mise en commun » des ateliers. Un représentant de chaque atelier est venu présenter à l’assemblée les conclusions de son atelier, les recommandations proposées par les participants eux-mêmes.
Beaucoup d’interactions, questions, idées  débats ont eu lieu durant cette session  sur le concept d’entrepreneuriat social : est-il bon de le définir ? est-il judicieux de créer un statut juridique ? faut-il impliquer le gouvernement ? faut-il créer un réseau ou un syndicat ? faut-il limité la création d’entreprise sociale…etc

Le forum a démontré que l’entrepreneuriat social avait sa place au Liban et qu’il répondait aux besoins. En effet, le forum a suscité beaucoup d’intérêt mais aussi beaucoup de questions.

Fady Moujaess, directeur général de arcenciel, pour clôturer le forum sur l‘entrepreneuriat social, a lancé un appel à s’inscrire à la « Société pour l’Entrepreneuriat Social », plateforme visant à réunir quelconque acteur ayant un intérêt de prêt ou de loin pour l’entrepreneuriat social.

Nous avons reçu beaucoup de retour positif de la part des participants et des intervenants. Ils nous exprimés leur désir de continuer avec nous, en participant à la « Société pour l’Entrepreneuriat Social », à promouvoir l’entrepreneuriat social  et accompagner les entrepreneurs donc leur démarche.